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Faut-il refaire mon site internet ou le réparer ?

Refaire son site ou le réparer : comment trancher

6 min de lecture · 1 septembre 2026 · E-kho

Un site qui ne vous convient plus ne demande pas forcément à être refait. Trois fois sur cinq, il demande à être réparé — et la réparation coûte le quart d'une refonte pour un résultat souvent meilleur.

Voici comment trancher, sans avoir à croire quelqu'un sur parole.

Les quatre signaux qui imposent une refonte

Le site ne s'affiche pas correctement sur téléphone. Plus de la moitié de vos visiteurs sont dessus. Un site conçu avant 2015 se rafistole mal sur ce point : la structure elle-même est en cause, pas la mise en forme.

Il tourne sur une technologie qui ne reçoit plus de correctifs. Une version de PHP ou d'un gestionnaire de contenu abandonnée par son éditeur ne reçoit plus les correctifs de sécurité. Ce n'est pas une dégradation progressive : le jour où une faille est publiée, tous les sites qui portent cette version deviennent une cible, et la liste est publique.

Vous ne pouvez rien modifier vous-même. Un site sans administration se fige le jour de sa livraison. Si chaque changement d'horaire passe par un prestataire, le coût réel du site ne cesse d'augmenter — en argent et en délai.

Il est très lent. Au-delà de trois secondes d'affichage sur mobile, la moitié des visiteurs partent avant d'avoir vu la page. Quand la lenteur vient de la structure et non des images, elle ne se corrige pas par retouches.

Les quatre plaintes qui ne justifient pas une refonte

« Il n'est pas beau. » Souvent vrai, et souvent réparable : une refonte graphique sans toucher à la structure coûte bien moins cher qu'un site neuf, et conserve tout ce que le référencement a accumulé.

« Il ne remonte pas sur Google. » Un site neuf reproduira exactement les mêmes défauts, en plus joli — et vous fera perdre ce que l'ancien avait acquis si les redirections sont mal posées. Vérifiez d'abord l'indexation et le contenu.

« Il manque une page. » Ajoutez-la.

« Le formulaire ne marche plus. » C'est une panne, pas une obsolescence. Elle se répare en une heure.

Ce qu'une refonte fait perdre, et que personne n'annonce

Un site en ligne depuis des années a accumulé quelque chose d'invisible et de réel : des pages indexées, des positions acquises, des liens entrants depuis d'autres sites, un historique d'ancienneté.

Une refonte mal conduite emporte tout cela. Les adresses changent, les anciennes deviennent des erreurs, les liens qui pointaient vers vous depuis des années tombent dans le vide, et Google recommence à zéro.

Le remède est connu et se pose en une journée : un plan de redirections, une ancienne adresse vers la nouvelle correspondante, page par page. C'est la première question à poser à quiconque vous propose une refonte. Si la réponse est vague, la réponse est non.

Le test en trois questions

Est-ce que je peux modifier un texte moi-même en cinq minutes ? Si non, c'est un point pour la refonte.

Est-ce que la structure tient sur téléphone ? Ouvrez le site sur le vôtre. Si vous devez pincer pour lire, c'est un point pour la refonte.

Est-ce que le problème est visible ou structurel ? Une couleur, une photo, un texte : réparation. La navigation, la vitesse, la technologie : refonte.

Deux points sur trois pour la refonte, elle se justifie. Un seul, réparez — et gardez le budget pour le contenu, qui est ce qui produit réellement des contacts.

Ce que nous faisons quand on nous appelle pour une refonte

Nous auditons d'abord, et nous disons quand la refonte n'est pas justifiée. Ce n'est pas du désintéressement : un client à qui on vend une refonte inutile s'en aperçoit au bout d'un an, quand le nouveau site ne produit pas davantage que l'ancien. Il ne revient pas, et il le raconte.

Les questions qu'on nous pose

Une refonte de site fait-elle perdre le référencement ?

Seulement si le plan de redirections n'est pas posé avant la bascule. Chaque page qui change d'adresse doit renvoyer vers son équivalent ; sans cela, tout ce que l'ancien site avait accumulé tombe.

Tous les combien faut-il refaire son site ?

Il n'y a pas de durée. Un site entretenu tient dix ans ; un site abandonné vieillit en deux. La bonne question n'est pas son âge, mais s'il produit des demandes et s'il reste modifiable.

Mon site est laid, faut-il le refaire ?

Rarement à lui seul. Une identité datée se rafraîchit sans toucher à la structure, pour une fraction du prix. La refonte se justifie quand le site n'est plus modifiable ou plus conforme.

Combien de temps prend une refonte ?

Six à dix semaines pour un site vitrine, dont une bonne moitié n'est pas du développement : contenus, photos, validation, plan de redirections et bascule surveillée.